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Test de RPG Maker

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Test de RPG Maker

Depuis que les premiers JRPG ont débarqué sur nos consoles, un rêve a germé dans l'esprit de nombreux joueurs : celui de créer leur propre aventure. La possibilité de donner vie à des mondes imaginaires, de façonner des héros inoubliables et de tisser des récits captivants est désormais à portée de main grâce à des outils comme RPG Maker. Mais pour ceux qui hésitent encore à franchir le pas, se posent la question de la pertinence d'une telle plateforme en 2026. Est-ce un simple gadget nostalgique ou un véritable levier pour la création de jeu vidéo ? On décortique tout ça pour vous.

RPG Maker : La Pompe à Idées pour Créateurs de Mondes

Plonger dans l'univers de RPG Maker, c'est un peu comme ouvrir une boîte à outils magique pour tous ceux qui ont toujours rêvé de devenir un développeur de jeu vidéo sans pour autant vouloir passer des années à apprendre le code. Le concept est simple : proposer un environnement visuel et intuitif pour assembler les différents éléments qui composent un jeu de rôle. Imaginez-vous devant une page blanche, avec à disposition des briques de construction pour votre propre univers. C'est précisément ce que RPG Maker offre. L'idée centrale est de permettre à chacun de créer son propre RPG, même sans connaissances techniques approfondies. On parle ici d'un véritable développement de jeu simplifié, axé sur la logique et la créativité plutôt que sur la programmation complexe. Le processus commence généralement par le choix d'une version du logiciel, car, oui, il en existe plusieurs, chacune avec ses spécificités. Ces outils permettent ensuite de dessiner des cartes, de créer des personnages, de définir des dialogues, d'imaginer des quêtes et de mettre en place des systèmes de combat.

Prenons l'exemple de la construction d'une carte. Au lieu de taper des lignes de code pour définir la position de chaque arbre ou de chaque bâtiment, vous disposez d'une grille et d'une bibliothèque de ressources graphiques, souvent appelées "tilesets". Vous cliquez, vous déposez, vous organisez. C'est le principe du level design rendu accessible au plus grand nombre. La personnalisation est poussée : on peut choisir parmi différents styles visuels, allant de l'ambiance médiévale-fantastique classique aux décors plus modernes, voire cyberpunk, selon les packs de ressources disponibles. Le graphisme pixel est souvent à l'honneur, rappelant les heures dorées des JRPG, mais les versions plus récentes peuvent aussi proposer des rendus plus contemporains. Il ne s'agit pas seulement de poser des éléments, mais aussi de leur donner vie. Chaque objet, chaque personnage peut avoir une interaction, déclencher un événement. C'est là que la magie opère, transformant une simple carte statique en un monde vivant.

Ensuite, vient l'étape de la création des personnages et des dialogues. Vous pouvez définir leur apparence, leurs statistiques, leurs compétences. Les conversations s'écrivent directement, permettant de construire le scénario interactif. Chaque choix de dialogue peut avoir une conséquence, chaque personnage peut réagir différemment. C'est le cœur du jeu vidéo qui prend forme. Les systèmes de combat, souvent au tour par tour, sont pré-intégrés. Il suffit de configurer les attaques, les défenses, les objets… et le tour est joué, littéralement. Pour un joueur comme moi, qui a passé d'innombrables heures sur sa PSP à explorer des univers imaginaires, voir un tel outil à disposition est une véritable aubaine. On se dit que cette fois, c'est peut-être son propre personnage qui errera dans des donjons sombres ou qui dialoguera avec des personnages hauts en couleur.

Les scripts, pour ceux qui veulent aller plus loin, permettent d'ajouter des fonctionnalités personnalisées qui ne sont pas présentes par défaut. Il ne faut pas avoir peur de ce mot, car il existe des bibliothèques de scripts prêts à l'emploi, et de nombreuses communautés en ligne qui partagent leurs créations et expliquent comment les intégrer. C'est un peu comme ajouter des extensions à son logiciel préféré. Ce côté "évolutif" est très important, car il permet à un projet de passer du stade d'un simple RPG basique à quelque chose de beaucoup plus complexe et unique. Pensez à un jeu comme "Ao Oni", qui, malgré sa simplicité apparente, a marqué les esprits par son horreur et son ambiance, le tout créé avec des outils de base de RPG Maker. Cela prouve que le potentiel créatif est presque illimité, la seule véritable limite étant l'imagination du créateur et sa volonté d'apprendre et d'expérimenter. La création de RPG n'est plus réservée à une élite.

Le Gameplay de RPG Maker : Du Labo de Création au Terrain de Jeu

Une fois que l'on a passé des heures, voire des jours, à peaufiner son univers, à dessiner ses cartes et à écrire ses dialogues, la question qui vient immédiatement est : comment les autres vont-ils découvrir mon œuvre ? C'est là qu'intervient le concept de gameplay dans son ensemble, c'est-à-dire l'expérience globale vécue par le joueur. Pour RPG Maker, le gameplay se décline en deux aspects majeurs : le processus de création lui-même et l'expérience de jeu une fois le titre terminé et partagé. Le processus de création, comme je l'ai évoqué, est la partie où le joueur expérimente les outils de l'éditeur. L'interface, bien que visuellement simple pour certains, peut parfois sembler un peu austère ou rigide, surtout lorsqu'on la compare aux logiciels de développement modernes. On peut sentir le côté un peu daté de certaines versions, mais cela fait aussi partie du charme rétro. Ce qui est intéressant, c'est la possibilité de tester son jeu en temps réel. Dès que vous avez créé une petite portion de carte, ajouté un personnage, vous pouvez lancer une partie pour voir comment ça rend. C'est un cycle de feedback immédiat qui permet d'ajuster et d'améliorer au fur et à mesure. Ça évite de se retrouver avec une création qui ne fonctionne pas du tout une fois terminée. C'est un peu comme un boulanger qui goûte sa pâte à chaque étape de la préparation.

Quand on utilise un logiciel comme RPG Maker, on se retrouve souvent à passer du temps dans son propre "labo de création". On arrange, on modifie, on expérimente. L'aspect jouabilité, c'est vraiment l'interface qui permet de réaliser tout ça facilement. La prise en main peut varier selon la version. Par exemple, sur certaines versions adaptées aux consoles, le tactile peut aider, mais le système reste parfois un peu lourd. C'est un peu comme essayer d'assembler un meuble IKEA avec des outils qu'on n'a pas l'habitude d'utiliser. Mais une fois qu'on a compris le mécanisme, ça devient plus fluide. On ressent rapidement la satisfaction de voir son monde prendre forme sous ses yeux. Et puis, il y a la frustration des limitations. Parfois, on a une idée géniale, un effet visuel particulier ou une interaction de personnage complexe, et on se rend compte que l'outil de base ne le permet pas facilement. C'est là qu'il faut soit chercher des scripts, soit adapter son idée, soit accepter que certaines choses ne seront pas possibles. Cette étape d'adaptation est aussi une partie du processus créatif.

Mais le véritable défi, et là où le gameplay prend tout son sens pour l'utilisateur final, c'est quand le jeu est publié. La force de RPG Maker repose énormément sur son aspect communautaire. L'idée est que vous créez votre jeu, vous le partagez, et d'autres personnes peuvent y jouer. C'est un système d'échange où chacun peut découvrir les créations des autres. Cependant, l'efficacité de ce système dépend entièrement de la vitalité de la communauté. Si peu de gens publient leurs jeux, ou si les jeux publiés sont de mauvaise qualité, l'expérience globale peut être décevante. On se retrouve alors à créer seul dans son coin, ce qui peut être moins motivant. L'un des jeux les plus marquants de la scène, "Ib", par exemple, a été créé avec RPG Maker 2000. Il a prouvé qu'avec une bonne idée et une réalisation soignée, on peut toucher un large public. La clé, c'est la qualité du contenu.

Je me souviens avoir passé des heures sur des démos de jeux créés par des passionnés. Parfois, on tombait sur des pépites comme "Mystic Slayer", qui offrait une réalisation impeccable pour un jeu fait sur RPG Maker 2000. D'autres fois, c'était plus… brouillon. La jouabilité peut être un vrai casse-tête si le créateur n'a pas suffisamment testé son jeu. Il faut que les déplacements soient fluides, que les combats soient équilibrés, que les énigmes soient compréhensibles. Un test de jeu bien mené est essentiel pour repérer ces défauts. C'est ce qui permet d'améliorer le produit final. Le gameplay ne se résume donc pas qu'à la création, mais aussi à la manière dont le jeu est présenté et joué par les autres. Si le jeu n'est pas fun à jouer, peu importe la qualité du scénario ou des graphismes, il ne retiendra pas l'attention. Il faut donc que le créateur pense aussi à l'expérience du joueur, pas seulement à la sienne pendant la conception. C'est un équilibre délicat à trouver.

La Durée de Vie de Vos Créations : Combien de Temps Sont-elles Viables ?

Quand on se lance dans la création de RPG avec un outil comme RPG Maker, on n'a pas forcément en tête la question de la durée de vie. On est plus concentré sur l'envie de voir son histoire prendre forme. Pourtant, c'est un aspect fondamental qui détermine le succès et l'impact d'une création. La durée de vie d'un jeu créé avec RPG Maker peut se diviser en deux catégories : la durée de vie intrinsèque du jeu lui-même (combien de temps faut-il pour le terminer) et la durée de vie potentielle de l'œuvre dans le temps, c'est-à-dire sa capacité à rester pertinente et jouée par une communauté. Concernant la durée de vie intrinsèque, tout dépend évidemment du projet. Un petit jeu d'aventure basé sur une courte histoire peut se terminer en quelques heures, tandis qu'un RPG complexe avec de multiples quêtes annexes, des arbres de compétences et un monde vaste peut demander des dizaines, voire des centaines d'heures de jeu. Les créateurs ont une liberté totale pour définir cette durée. Par exemple, "Heros Fantasy", un jeu court, se termine presque aussi vite qu'il a été conçu. D'autres projets, comme certains opus de la "Legion Saga", offrent une expérience bien plus longue. Ce qui est génial avec RPG Maker, c'est justement cette flexibilité. On peut décider de faire un jeu très court pour tester une idée, ou au contraire, se lancer dans un projet de grande envergure.

Cependant, il faut bien avouer que la qualité de la durée de vie ne dépend pas uniquement de la quantité de contenu. Un jeu avec une histoire captivante, des personnages intéressants et un gameplay bien huilé peut tenir en haleine le joueur pendant des heures, même s'il est relativement court. À l'inverse, un jeu très long mais répétitif ou ennuyeux finira par lasser. L'un des points forts de RPG Maker est justement de pouvoir intégrer des systèmes de progression, des quêtes secondaires qui prolongent l'expérience. Et pour ceux qui aiment le challenge, il est tout à fait possible de créer des jeux avec une difficulté corsée, comme on peut le voir dans certains "oldies" mis en avant sur les sites dédiés. Pensez à "The Borderline", un projet ancien qui, malgré son âge, est considéré comme important par la communauté pour sa mise en scène et son histoire. Cela montre que l'impact ne se mesure pas toujours en heures de jeu, mais en la qualité de l'expérience.

Critère Note sur 20 Commentaire
Durée de vie intrinsèque 17/20 La durée de vie dépend entièrement du créateur, offrant un potentiel quasi illimité pour des expériences courtes ou très longues.
Potentiel communautaire 12/20 Dépend de la communauté active. Si elle est faible, la durée de vie en ligne s'en trouve réduite.
Rejouabilité 15/20 Des scénarios interactifs bien conçus et des choix multiples peuvent encourager plusieurs parties.

Le deuxième aspect de la durée de vie concerne la pérennité de la création. Est-ce que mon jeu sera encore joué dans un an, cinq ans ? Cela dépend énormément de l'engouement de la communauté. Si l'outil est populaire et que de nouveaux jeux sortent régulièrement, la scène reste dynamique. Les 177 "connects" et les 36757501 visiteurs enregistrés sur certains sites prouvent qu'il y a un intérêt certain. La sortie de nouveaux packs de ressources, la découverte de nouveaux talents, les mises à jour des logiciels eux-mêmes, tout cela contribue à maintenir l'intérêt. Par exemple, des jeux comme "Yume Nikki" continuent d'être explorés et discutés des années après leur sortie, preuve que certaines créations transcendent le temps grâce à leur originalité et leur impact émotionnel. La capacité à faire évoluer son jeu, à ajouter du contenu, est aussi un facteur clé. Le fait de pouvoir proposer des démos, comme pour "Titan City, un projet cyberpunk", permet de tester l'eau et de susciter l'intérêt avant une sortie complète.

Il ne faut pas non plus négliger le rôle des concours de création ou des événements communautaires. Ils stimulent la production et maintiennent la communauté active. Si un jeu est particulièrement marquant, il peut inspirer d'autres créateurs et ainsi prolonger sa propre influence. La durée de vie, dans ce contexte, est un peu comme une flamme : elle a besoin d'être alimentée régulièrement pour ne pas s'éteindre. Le risque avec RPG Maker With, par exemple, est qu'avec un prix d'achat non négligeable et un manque de contenu communautaire au départ, la flamme puisse s'éteindre trop vite pour certains. La clé est de trouver un équilibre entre le contenu créé par l'utilisateur et le contenu fourni par l'éditeur, tout en favorisant les échanges.

Le Graphisme et la Bande Son : L’Ambiance d’une Création RPG Maker

Quand on parle de graphisme pixel dans le contexte de RPG Maker, il faut s'attendre à un retour aux sources. La plupart des versions du logiciel s'appuient sur des assets visuels de type pixel art, rappelant les JRPG des années 90 et début 2000. Pour un joueur nostalgique comme moi, qui a grandi avec des classiques comme les premiers Final Fantasy ou Dragon Quest sur Super Nintendo, c'est un vrai plaisir. Le graphisme pixel a un charme indéniable, une richesse dans les détails qui peut parfois manquer aux rendus 3D trop lisses. On retrouve une esthétique chaleureuse, familière, qui invite à l'immersion. Les personnages ont du caractère, les environnements ont une âme. Des jeux comme "Ib", créé sur RPG Maker 2000, ont démontré que le pixel art, lorsqu'il est bien maîtrisé, peut créer une atmosphère incroyablement forte et marquante, notamment dans le genre de l'horreur psychologique.

Cependant, il est important de noter que la qualité du graphisme pixel peut varier énormément. Tout dépend des packs de ressources utilisés par le créateur et de sa capacité à les assembler de manière cohérente. Certaines créations peuvent donner une impression de déjà-vu, avec des tilesets génériques qui manquent d'originalité. D'autres, en revanche, parviennent à créer des univers visuellement époustouflants. Pensez à des projets comme "Akemi Tan", où l'ambiance est tout aussi importante que l'histoire. Le souci du détail dans le placement des objets, le choix des palettes de couleurs, la façon dont la lumière est rendue… tout cela contribue à l'immersion. Pour ceux qui veulent aller plus loin, il est tout à fait possible de créer ses propres graphismes, de modifier les existants, ou d'acheter des packs de ressources plus spécialisés. L'adaptabilité est l'un des grands atouts de RPG Maker. Cela permet d'éviter de se retrouver avec un jeu qui ressemble à tous les autres.

Passons maintenant à la bande son et aux effets sonores. C'est un élément souvent sous-estimé, mais absolument essentiel pour créer l'ambiance d'un jeu. Une musique bien choisie peut amplifier l'émotion, rendre une scène épique ou terrifiante, et ancrer le joueur dans l'univers. RPG Maker propose généralement une librairie de musiques et d'effets sonores qui couvre différents styles, de la musique de bataille entraînante aux mélodies mélancoliques. Encore une fois, la qualité peut varier. Certaines musiques sont bien composées et s'intègrent parfaitement, tandis que d'autres peuvent sembler génériques ou répétitives. On retrouve parfois des musiques un peu "placeholders", qui font le travail sans marquer les esprits. Cependant, il est tout à fait possible d'importer ses propres musiques et sons, ouvrant ainsi la porte à une personnalisation encore plus poussée. Des compositeurs indépendants proposent des musiques spécialement conçues pour les jeux RPG, ce qui permet de donner une identité sonore unique à sa création.

L'importance de la musique et des effets sonores ne peut être sous-estimée. Un jeu comme "Mad Father", par exemple, utilise une bande sonore qui accentue le côté horrifique et inquiétant de l'histoire, créant une atmosphère de malaise constante. De même, les sons d'ambiance, comme le craquement du parquet dans un vieux manoir ou le bruit du vent dans une forêt, contribuent grandement à l'immersion. L'absence de ces éléments, ou leur mauvaise qualité, peut rendre un jeu plat et peu engageant. Les "pacs d'ajouts" mentionnés pour RPG Maker With, qui incluent des musiques et des effets sonores, sont donc une excellente initiative pour enrichir l'expérience. Si la bande son est un peu redondante ou en dessous du reste, comme mentionné dans certains avis, cela peut être un point faible. Mais l'opportunité d'importer ses propres sons et musiques reste une porte ouverte pour les créateurs ambitieux. Il faut vraiment penser à l'expérience auditive comme à une partie intégrante du développement de jeu.

Le Scénario : Le Cœur Battant de Toute Création RPG Maker

Au-delà des aspects techniques, au-delà des graphismes et de la musique, ce qui fait vraiment la force d'un jeu de rôle, c'est son scénario interactif. C'est le fil conducteur qui va guider le joueur, l'émouvoir, le faire réfléchir. RPG Maker offre les outils pour construire des récits complexes, des intrigues captivantes, des dialogues percutants. On peut imaginer des mondes où l'on suit les traces de héros légendaires, des histoires d'amour tragiques, des épopées épiques pleines de rebondissements. Le potentiel est immense, et c'est souvent là que les créateurs révèlent leur talent. Pensez à "La 7e porte", un jeu communautaire qui prouve que même en collaboration, on peut tisser des récits intéressants.

La création d'un bon scénario demande de la patience et de la réflexion. Il ne suffit pas de poser des quêtes les unes après les autres. Il faut construire une trame narrative cohérente, avec des personnages bien développés qui ont leurs propres motivations, leurs propres failles. Un personnage qui ne fait qu'avancer sans but ni raison ne captivera jamais le joueur. C'est pourquoi des jeux comme "La Vie d'un PNJ" peuvent offrir un angle intéressant, en explorant le quotidien et les dilemmes de personnages secondaires. Cela permet de sortir des sentiers battus et d'apporter une touche de fraîcheur au genre. L'écriture des dialogues est également primordiale. Des répliques vives, pleines d'humour, de suspense ou d'émotion, peuvent transformer une scène ordinaire en un moment mémorable. Les dialogues de "Le Tueur 2", par exemple, sont entièrement doublés en français, ce qui montre l'ambition que certains créateurs peuvent avoir pour donner vie à leur histoire.

Le scénario interactif prend tout son sens lorsque les choix du joueur ont un impact réel sur le déroulement de l'histoire. Dans RPG Maker, il est possible de mettre en place des embranchements narratifs. Un choix apparemment anodin peut conduire à une fin différente, à la mort d'un personnage clé, ou à une alliance inattendue. C'est ce qui rend l'expérience plus immersive et engageante. Les joueurs aiment sentir qu'ils ont une influence sur le monde qu'ils explorent. Un bon exemple est "Arcanae: Impure", qui a été développé sur RMXP et propose une expérience narrative complète avec des choix qui comptent. Si un jeu propose une histoire linéaire sans aucune interaction significative, même avec un bon gameplay, il risque de perdre une partie de son intérêt.

Il faut aussi savoir que le scénario peut prendre différentes formes. Il peut être une grande quête pour sauver le monde, une enquête policière pleine de mystères, une exploration d'horreur psychologique, ou même une comédie décalée. Des jeux comme "J'encule le monde ! (et il me l'rend bien...)" montrent qu'il est possible d'aborder des thèmes plus sombres ou provocateurs, tout en restant dans le cadre de la création ludique. Ce qui est essentiel, c'est la cohérence. Un scénario qui part dans tous les sens, qui manque de logique, ou qui change radicalement de ton sans raison, finira par perdre le joueur. La relecture, les retours d'autres joueurs lors des phases de test sont donc cruciaux pour peaufiner son histoire. En 2026, avec la profusion de contenus disponibles, un scénario bien écrit et original est un atout majeur pour se démarquer dans la scène de la création de RPG.

Au final, le scénario est le pilier de toute œuvre créée avec RPG Maker. C'est ce qui donne une âme à votre jeu vidéo. Un bon scénario peut faire passer des graphismes simples pour quelque chose de beaucoup plus profond, tandis qu'un scénario médiocre peut ruiner même les plus beaux graphismes pixel. Il est donc primordial de consacrer du temps et de l'énergie à l'élaboration de son histoire, de ses personnages et de ses dialogues. C'est le cœur battant de toute création, et c'est ce qui permettra à votre jeu de laisser une empreinte dans l'esprit des joueurs.

Les Notes Finales : Le Verdict sur RPG Maker

Après avoir disséqué tous les aspects de ce logiciel de création, il est temps de poser des notes. C'est un exercice délicat, car RPG Maker, dans ses différentes itérations, offre des expériences variées. Mais si l'on prend l'exemple de "RPG Maker With", sorti récemment et testé sur la Nintendo Switch, on peut dégager des tendances claires. Ce jeu, qui se veut une sorte de "jeu dans un jeu" pour créer son propre univers, est un bon exemple des forces et des faiblesses de ces outils. En se basant sur les retours de différents sites, on peut établir un bilan.

Pour commencer, le graphisme. Nous sommes clairement dans le domaine du graphisme pixel à l'ancienne. L'ambiance rétro est assumée, et pour ceux qui ont la nostalgie des JRPG des années 90/2000, c'est un régal. Les assets, la mise en place, tout rappelle cette époque. C'est plaisant à l'œil pour qui apprécie ce style. Cependant, pour un regard plus moderne, cela peut sembler daté. La qualité des assets eux-mêmes peut varier, mais dans l'ensemble, le style est cohérent. Sur une échelle de 20, on peut attribuer une note de 16/20 pour le graphisme, car il remplit sa fonction avec charme, surtout pour le public visé.

Ensuite, la durée de vie. Ici, c'est une histoire à deux faces. Si l'on considère le temps passé à créer son propre jeu, le potentiel est quasi infini. On peut passer des centaines d'heures à perfectionner sa carte, ses quêtes, ses personnages. L'aspect créatif est un puits sans fond. Par contre, si l'on parle de la durée de vie offerte par le contenu communautaire, là, ça se complique. Si la communauté n'est pas active, si peu de jeux sont publiés, l'intérêt peut vite s'émousser. Dans le cas de RPG Maker With, après quelques semaines, le nombre de niveaux publiés était dérisoire. La durée de vie réelle, en dehors de la création personnelle, dépend donc fortement de la communauté. On peut tout de même reconnaître le potentiel créatif immense. Je donnerais donc 17/20 pour le potentiel de création personnelle, mais attention à l'aspect communautaire.

Le plaisir de jeu, la jouabilité. L'adaptation à la console se sent, mais le côté un peu rétro et rigide de la mise en place des éléments reste présent. Le gameplay de création demande une certaine accoutumance. On aimerait parfois plus de fluidité, plus de liberté. Les menus peuvent être un peu lourds, et certaines actions répétitives. Cependant, le plaisir de voir son univers prendre vie est indéniable. Quand tout fonctionne comme prévu, c'est très satisfaisant. L'intégration des scripts peut aussi améliorer la jouabilité, mais cela demande un effort supplémentaire. Pour la jouabilité intrinsèque du logiciel, on se situe autour de 14/20. Ce n'est pas parfait, mais suffisant pour créer.

La bande son et effets sonores. C'est souvent un point faible dans ce type de logiciel. Les musiques peuvent être redondantes, un peu génériques. Les effets sonores font le job, mais ne transcendent pas l'expérience. C'est un peu dommage, car une bonne bande son peut vraiment améliorer l'immersion. Même si l'on peut importer ses propres musiques, le kit de base n'est pas exceptionnel. On pourrait s'attendre à mieux pour le prix. Dans ce domaine, la note sera donc plus sévère : 12/20.

Enfin, le scénario. C'est là où tout se joue pour un RPG. Avec RPG Maker, le scénario est entièrement entre les mains du créateur. On peut donc tomber sur des récits incroyablement riches et prenants, ou sur des histoires bien pauvres. Les outils permettent de construire des scénarios interactifs complexes, avec des choix et des conséquences. Si le créateur y met du cœur et de l'imagination, le résultat peut être bluffant. Des jeux comme "Mystic Slayer" ont prouvé qu'avec une réalisation impeccable, le scénario peut être un point fort majeur. La note dépend donc de la qualité de chaque projet individuel, mais le potentiel est immense. On peut dire que les outils permettent un 18/20 pour le potentiel scénaristique.

En résumé, pour un outil comme RPG Maker With, la note globale se situe aux alentours de 14.5/20. C'est un produit intéressant pour les aspirants créateurs, qui offre un potentiel énorme pour la création de RPG, mais qui demande un investissement personnel conséquent et qui peut souffrir de ses limitations, notamment sur l'aspect communautaire et le contenu audio de base.

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