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Test de GTA Chinatown Wars

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Test de GTA Chinatown Wars

Après des années à rêver d'un GTA sur une console Nintendo, l'attente a été longue. Finalement, la DS a eu l'honneur d'accueillir cet épisode inédit, nous plongeant dans les bas-fonds de la mafia chinoise aux États-Unis. Suite au succès de GTA IV, Rockstar nous invite à redécouvrir Liberty City sous un nouvel angle. La formule va-t-elle prendre ? La réponse est un grand oui dans ce test.

Test : GTA Chinatown Wars – Une immersion explosive dans le crime organisé

Dès son arrivée à Liberty City, Huang Lee ne s'attendait pas à être accueilli par une balle dans le buffet, suivi d'une tentative de noyade dans une voiture lancée dans le fleuve. Miraculeusement sauvé, il se retrouve dépouillé de son épée familiale et doit maintenant retrouver son oncle, un ponte des Triades locales, pour comprendre qui lui en voulait autant et faire la lumière sur le meurtre de son père. Le jeu nous met dans la peau de ce jeune homme issu d'une famille respectable qui cherche à se faire une place dans le monde impitoyable de la pègre. Attendez-vous à une succession de missions variées, fidèles à la tradition de la série, le tout porté par un scénario bien ficelé.

GTA Chinatown Wars offre une claque graphique impressionnante. La vue de dessus, rappelant les premiers opus de la saga, permet de s'immerger parfaitement dans une métropole en 3D, presque aussi vaste que celle de GTA IV. C'est une prouesse technique pour une console dont on ne soupçonnait pas la capacité à gérer une telle étendue de jeu. Le tout est agrémenté d'une multitude de détails : cycles jour/nuit, météo changeante, passants qui sortent leur parapluie quand il pleut, une variété de véhicules (voitures, camions, motos, bateaux), et un moteur physique qui assure des cascades spectaculaires lors des collisions. Et des collisions, il y en aura ! Les forces de l'ordre ne manqueront pas de vous poursuivre à la moindre infraction. Pour semer la police, vous pouvez toujours vous cacher et attendre que ça passe, ou tenter de provoquer des accidents mémorables entre vos poursuivants et les éléments du décor. C'est un vrai plaisir, d'autant plus que la prise en main des véhicules est très intuitive, peut-être un peu plus arcade que d'habitude, certes. Pour couronner le tout, vous pouvez comparer vos statistiques de jeu avec vos amis via WiFi, pour savoir qui est le véritable "most wanted". Une autre innovation marquante est l'utilisation des capacités tactiles de la console à travers une variété de mini-jeux. Pour désactiver une alarme de voiture, pirater un démarreur, fouiller des poubelles, saboter le moteur d'un rival, travailler comme tatoueur ou tenter votre chance à un jeu de grattage, il faudra passer par une petite épreuve tactile. Ces séquences sont souvent courtes et réussies, même si dans le feu de l'action d'une mission chronométrée, perdre du temps à désactiver une alarme avant de voler une voiture peut être frustrant.

Nous avions mentionné dans les previews l'importance du trafic de drogue à Liberty City. Cette facette du jeu est très riche et, bien que non obligatoire, elle permet de se constituer un joli pactole une fois maîtrisée. Il serait dommage de passer à côté de ces missions secondaires. Le dernier grand atout de ce GTA : Chinatown Wars est son PDA, qui remplace le téléphone portable de GTA IV. Cet outil est une merveille, centralisant toutes les informations de votre partie : e-mails, GPS, statistiques sur le commerce de drogues, connexion WiFi, et bien plus encore. On pourrait encore parler des radios dans les véhicules (qui diffusent principalement des morceaux instrumentaux), des dialogues et briefings présentés sous forme de BD, des messages vocaux aléatoires quand on ouvre le capot de la DS, ou des options multijoueurs. Mais inutile d'en dire plus : Rockstar Leeds a réussi son pari de proposer un GTA pur jus sur DS. Chapeau bas !

Un univers riche et des missions qui défient les conventions

La trame narrative de GTA Chinatown Wars nous plonge au cœur des rivalités sanglantes au sein de la mafia chinoise à Liberty City. Suite à la mort de son père en Chine, Huang Lee débarque dans la ville américaine avec une mission : remettre l'épée sacrée Yu Jian à son oncle Kenny, figure influente des Triades. Cette épée est le symbole du pouvoir d'une branche de la famille et doit aider Kenny à asseoir sa position de successeur potentiel auprès de Hsin Joaming, le grand patron du crime organisé de la ville. Mais dès son arrivée, Huang est victime d'une violente agression. Laissé pour mort dans une voiture jetée dans le fleuve, il s'en sort par un miracle, l'épée précieuse perdue dans l'aventure. Cet incident marque le début de sa descente dans le monde de la pègre, où il devra tout faire pour rétablir l'honneur de Kenny et comprendre qui a orchestré cette attaque.

Comme dans tout jeu vidéo de la franchise Grand Theft Auto, on incarne un protagoniste évoluant dans une organisation criminelle qui mène ses affaires plus que discutables dans une ville servant de terrain de jeu. Le déplacement se fait aussi bien à pied qu'en véhicule, et un arsenal est à disposition pour imposer sa volonté aux récalcitrants. Mais l'aventure va bien au-delà du simple rôle de voyou. Les "missions annexes" traditionnelles apportent une fraîcheur bienvenue, nous permettant d'endosser différents rôles : policier, ambulancier, pompier, chauffeur de taxi, tatoueur, ou même livreur de nouilles ou de colis suspects. Ces activités secondaires ne sont pas de simples diversions, elles étoffent l'univers du jeu et offrent une perspective différente sur la vie à Liberty City.

Au-delà de ces missions principales et annexes, le jeu propose une pléthore de mini-jeux plus ou moins burlesques. Le club de tir, un mode survie contre des hordes de sans-abris, ou encore les célèbres "carnages" font leur grand retour, tout comme l'incontournable tank Rhino. Ces épreuves, en fonction de vos performances, octroient des bonus qui peuvent grandement améliorer l'expérience de jeu, comme une course infinie, une résistance accrue au feu, ou un gilet pare-balles deux fois plus résistant. Il serait donc dommage de les négliger. Les planques, souvent à acheter, servent désormais de simples écrans de fond permettant de consulter ses e-mails, de déposer son stock de drogue, d'admirer ses trophées ou simplement de se reposer pour sauvegarder sa progression. La sauvegarde est aussi possible via le téléphone portable, un appareil que l'on consulte fréquemment pour la carte, la gestion des missions, des affaires de drogue et des objectifs.

En ce qui concerne les collectibles, ils prennent la forme de caméras de sécurité à repérer et à détruire. Il y en a 100 au total. Leur destruction facilite la gestion des affaires de drogue et rend la police moins susceptible de vous repérer lors de vos méfaits. Les sempiternels sauts uniques et les courses de rue sont également bien présents. Une fois le scénario principal terminé, des statues de chiens-lions font leur apparition aléatoire sur la carte, matérialisées par de petites tornades bleues. La récupération de ces deux artefacts permet de débloquer, via une connexion internet, un nouveau personnage qui propose des missions supplémentaires, offrant une conclusion annexe à l'histoire, sans être cependant indispensable pour terminer le jeu à 100%.

Une perspective unique et une jouabilité adaptative

L'un des aspects les plus marquants de GTA Chinatown Wars réside dans sa perspective visuelle, un compromis assez singulier entre la vue zénithale des premiers opus et la 3D introduite depuis Grand Theft Auto III. La caméra se positionne à environ 45° par rapport à la vue classique "vue du dessus". Ce choix est directement lié aux contraintes techniques de la Nintendo DS et a été conservé pour le portage sur PSP, bien que cette dernière aurait pu supporter une 3D plus prononcée, comme l'ont montré les épisodes "Stories". Cette vue, peu conventionnelle, ne permet pas toujours d'apprécier pleinement la qualité de l'aventure de Huang. Bien que les limitations techniques initiales soient compréhensibles, ne pas pouvoir voir son chemin au-delà d'une dizaine de mètres pose un réel problème de jouabilité, particulièrement en mode conduite.

Autre héritage de la programmation initiale, le gameplay intègre de nombreux QTE (Quick Time Events) contextuels, là encore adaptés pour la première portable de Sony. Sur la version DS, les capacités tactiles de la console ont été largement exploitées pour mettre en scène une multitude de gestes. Qu'il s'agisse de démarrer une voiture volée en provoquant un court-circuit, de démonter un système d'alarme ou de forcer un cadenas, toutes ces actions requièrent une séquence de touches et de mouvements du pad analogique à effectuer dans le bon ordre et dans un temps imparti. À l'origine, il s'agissait d'être habile avec le stylet. C'est un ajout sympathique qui renforce grandement l'immersion dans le monde du jeu. La version PSP, quant à elle, bénéficie d'éléments supplémentaires, notamment l'ajout de la journaliste Melanie Mallard, avec des missions qui lui sont affiliées, demandant à Huang de tempérer l'ambition de cette investigatrice trop opiniâtre. Les radios passent de 5 sur DS à 11 sur PSP, habillant efficacement l'aventure. Les thèmes musicaux du jeu font appel à des sonorités asiatiques du plus bel effet. Aucun dialogue n'est doublé vocalement, ce qui renforce l'aspect stylisé du jeu.

L'arsenal disponible est plutôt varié, allant du pistolet automatique au lance-flammes, en passant par la tronçonneuse et l'épée chinoise. Les phases de tir, bien que le ciblage soit efficace, peuvent parfois avoir du mal à accrocher la cible visée. Ces séquences rappellent presque le twin-stick shooter, si la PSP avait eu un deuxième stick analogique. Ces passages sont nerveux et pardonnent peu les erreurs, mais peuvent devenir répétitifs sur la durée malgré les tentatives pour varier les situations. Il est conseillé de prévoir un gilet pare-balles avant de débuter chaque mission pour augmenter vos chances de succès. Les missions de conduite, qui constituent l'essentiel du jeu, présentent également leur lot de défis, notamment à cause de cette vue trop étriquée. Mais cela n'est rien comparé au fléau classique des jeux de ce genre : les PNJ. Quoi que vous fassiez, les piétons et les autres usagers de la route se mettront systématiquement en travers de votre chemin. On pourrait croire que c'est programmé exprès, mais les équipes de Rockstar ne sont pas si sournoises, n'est-ce pas ? Il faut apprendre à anticiper leurs mouvements et à adapter sa conduite pour éviter les collisions inutiles.

Des personnages hauts en couleur et un commerce lucratif

Le monde criminel de GTA Chinatown Wars est peuplé de personnages hauts en couleur, bien que souvent peu recommandables. En dehors de l'Oncle Kenny, deux autres individus ambitionnent de devenir le nouveau chef des Triades : Zhou Ming et Chan Jaoming. Zhou Ming est un personnage arrogant qui élabore des stratégies complexes, persuadé que les autres ont des plans aussi sophistiqués que les siens, ce qui n'est pas le cas. Il traite Huang avec mépris, une attitude qui finira par se retourner contre lui. Chan Jaoming est le fils du leader actuel, mais son manque d'intelligence en fait un outsider dans la course au pouvoir. Malgré son statut filial, il tente des approches audacieuses, pensant être protégé par son nom. Cependant, même l'amour paternel a ses limites, surtout dans ce milieu.

D'autres rencontres auront lieu, notamment avec un agent du FIB corrompu et divers protagonistes moins importants. Ce qui relie la plupart de ces personnages, c'est leur antipathie générale. Les personnages secondaires de cette guerre du quartier chinois sont parmi les plus vils et détestables de toute la saga GTA, et pourtant, cette série a toujours mis en scène des individus peu recommandables depuis des décennies ! La seule rencontre positive notable se produit au début du parcours avec Ling Shan. Elle travaille pour Kenny et sert de guide et de mentor à Huang dans son intégration au milieu. Malheureusement, elle décède très rapidement, mettant fin à la romance naissante entre les deux âmes perdues. Si cela ne suffisait pas, le personnage téléchargeable supplémentaire n'est autre que son frère Xin, qui cherche à se venger de manière sournoise. En dehors de ces personnages liés à la trame principale, on rencontre des personnages aléatoires qui proposent des missions qui, bien que non indispensables pour l'avancée scénaristique, le sont pour atteindre les 100% de complétion du jeu. Au total, Chinatown Wars propose 63 missions principales et 14 missions annexes, ce qui est remarquable pour un épisode portable. La majorité des missions sont assez simples, à condition d'être bien préparé, mais certaines se révèlent étonnamment difficiles. Aucune mission ne devrait vous bloquer pendant des mois, car il faut généralement trois ou quatre essais pour en venir à bout. On peut noter le personnage armé d'une gatling dans la dernière mission qui donnera du fil à retordre avant de trouver la méthode adéquate pour le vaincre. Les hélicoptères poseront également un peu plus de soucis, mais rien d'insurmontable.

Revenons à une mécanique essentielle du jeu : "Les Deals". Au cœur de l'expérience, cette mécanique de marchandage d'offre et de demande constitue la valeur ajoutée de cet épisode, à l'instar de l'immobilier dans Vice City Stories ou de la gestion d'entreprise dans Liberty City Stories et GTAV. En bon commerçant, Huang peut acheter différentes drogues (ecstasy, cocaïne, LSD...) à bas prix auprès de dealers répartis dans toute la ville, pour les revendre au prix fort à d'autres qui en demandent. Cela demande du temps et de l'investissement, mais en s'y prenant bien, on peut rapidement amasser une petite fortune. Il faut toutefois être prudent pour ne pas attirer l'attention des forces de l'ordre. Dès qu'ils ont le moindre soupçon, le dealer s'enfuit et votre niveau de recherche monte à trois étoiles ! Et si vous vous faites attraper avec votre marchandise, vous perdez tout. C'est là qu'intervient un autre concept inédit à cet épisode : les étoiles de recherche. Désormais, il n'est pas forcément nécessaire d'être hors de vue des patrouilles pendant un certain temps pour que la poursuite cesse. Vous pouvez détruire un certain nombre de véhicules de police pour réduire votre niveau de recherche. Trois voitures de police détruites en phase de trois étoiles abaissent le niveau à deux étoiles, et ainsi de suite, jusqu'à votre arrestation ou votre évasion réussie. C'est une excellente idée qui n'a malheureusement jamais été reprise dans la franchise.

Critère Note sur 20
Graphisme 16
Durée de vie 17
Plaisir de jeu (Jouabilité) 15
Bande son et effets sonores 14
Scénario 16

Le commerce de la drogue : une affaire juteuse mais risquée

La mécanique des "Deals" dans GTA Chinatown Wars est sans doute l'un des aspects les plus innovants et addictifs du jeu. Elle pousse le joueur à s'investir dans un véritable cycle économique de l'illégal. Il s'agit d'acheter des stupéfiants en gros auprès de 80 dealers disséminés à travers Liberty City, puis de les revendre à des acheteurs qui en expriment le besoin, bien sûr, avec une marge bénéficiaire conséquente. Cette activité, loin d'être une simple distraction, demande une bonne connaissance du marché virtuel, de l'anticipation et une gestion du risque. Savoir où trouver les meilleures affaires et où placer sa marchandise est la clé du succès. Maîtriser ce système permet de s'assurer des revenus confortables, bien supérieurs à ceux générés par les missions classiques, ce qui peut être déterminant pour financer l'achat de propriétés, d'armes plus performantes ou même d'améliorer son arsenal.

Cependant, cette activité lucrative n'est pas sans danger. Les forces de l'ordre surveillent de près les transactions douteuses. La moindre suspicion peut entraîner une intervention policière musclée, obligeant le dealer à s'enfuir et votre niveau de recherche à grimper en flèche. Se faire attraper avec sa marchandise sur soi signifie non seulement perdre tout son stock, mais aussi risquer une peine de prison qui stoppe net la progression. Il faut donc faire preuve d'une discrétion absolue, savoir quand et où agir, et surtout, connaître les moyens de se soustraire à la surveillance policière. L'interaction avec les forces de l'ordre est d'ailleurs repensée dans cet opus. Le système d'étoiles est toujours présent, mais il devient plus dynamique. En plus de se cacher, détruire des véhicules de police permet de réduire son niveau de recherche. Cette approche rend les poursuites plus interactives et offre au joueur plusieurs stratégies pour échapper à la capture. Par exemple, en étant recherché avec trois étoiles, détruire trois voitures de police permet de redescendre à deux étoiles, puis une étoile, avant de pouvoir enfin se fondre dans la masse.

Les phases de tir, bien que parfois répétitives, sont rendues plus intéressantes par un arsenal varié et une progression dynamique. Le joueur peut choisir d'utiliser des armes classiques comme des pistolets automatiques, ou opter pour des options plus destructrices comme le lance-flammes ou la tronçonneuse. Le corps à corps avec l'épée chinoise offre également une alternative intéressante pour les combats rapprochés. La difficulté des missions de conduite, souvent exacerbée par la présence imprévisible des PNJ, oblige le joueur à perfectionner son pilotage et à anticiper les réactions des autres usagers de la route. Apprendre à slalomer entre les obstacles et à utiliser l'environnement à son avantage devient une compétence essentielle. Les mini-jeux tactiles, qu'ils servent à désactiver une alarme ou à pirater un véhicule, ajoutent une couche d'interactivité appréciable. Bien que parfois frustrants lorsqu'ils ralentissent l'action dans une mission pressante, ils contribuent à l'immersion et à la variété du gameplay. C'est cette combinaison d'un monde ouvert dense, de mécaniques de jeu riches et d'une prise en main addictive qui fait le sel de GTA Chinatown Wars et justifie son statut de titre marquant pour la DS et la PSP.

Pour conclure sur cet épisode, il faut reconnaître l'exploit de Rockstar Leeds. Ils ont réussi à transposer l'essence de GTA sur une console portable, en y ajoutant des innovations intelligentes qui exploitent pleinement les capacités de la machine. Les missions sont variées, le scénario captivant, et la ville de Liberty City plus vivante que jamais, malgré sa perspective unique. C'est un jeu d'action et d'aventure qui prouve que le genre open world peut briller même sur des supports plus modestes. Un incontournable pour tout fan de la série, et une excellente porte d'entrée pour les nouveaux venus sur mobile.

Notes et Bilan Global

Après avoir passé un temps conséquent à explorer les ruelles sinueuses de Liberty City dans GTA Chinatown Wars, il est temps de dresser un bilan précis de ce titre qui a su marquer son époque sur consoles portables. Ce jeu vidéo ne se contente pas d'être une simple déclinaison d'une franchise à succès, il apporte sa propre identité et des innovations qui ont fait ses lettres de noblesse. Le travail accompli par Rockstar Leeds est remarquable, offrant une expérience dense et complète, digne des épisodes sur consoles de salon, tout en adaptant le gameplay aux spécificités de la DS puis de la PSP. C'est cette capacité à innover tout en restant fidèle à l'ADN de la série qui fait la force de ce titre.

La technique générale impressionne pour une console portable. La ville de Liberty City, bien que vue de dessus, regorge de détails et d'animations qui lui donnent vie. Le cycle jour/nuit et la météo dynamique ajoutent une profondeur visuelle non négligeable. L'interface utilisateur, notamment via le PDA, est particulièrement bien pensée, centralisant toutes les informations nécessaires et rendant la navigation et la gestion des activités beaucoup plus fluides. Les mini-jeux tactiles, bien que parfois discutables dans leur intégration au rythme effréné de certaines missions, apportent une touche d'originalité et tirent parti des fonctionnalités uniques de la DS. La jouabilité générale est solide, avec une prise en main des véhicules réactive et un système de combat efficace, même s'il faut s'adapter à la caméra particulière du jeu. Le scénario, bien que classique dans son archétype de vengeance et de ascension dans le monde criminel, est bien mené et sert de fil conducteur solide à l'ensemble des missions.

Les missions annexes et les activités secondaires sont nombreuses et variées, garantissant une durée de vie conséquente. Que ce soit pour le commerce de drogue, les courses illégales, ou simplement pour semer le chaos, il y a toujours quelque chose à faire à Liberty City. La bande-son, bien que composée principalement de morceaux instrumentaux, est efficace et participe à l'ambiance du jeu. Les effets sonores sont également soignés, ajoutant une dimension immersive aux actions à l'écran. Les personnages secondaires, bien que souvent antipathiques, apportent une couleur et une personnalité marquantes à l'univers, reflétant le côté sombre et cynique propre à la saga GTA. La volonté de proposer un jeu vidéo complet et abouti sur une plateforme portable est clairement visible à chaque instant, faisant de GTA Chinatown Wars une référence dans son genre.

Les quelques défauts, comme une caméra parfois perfectible ou une difficulté mal dosée dans certains passages, n'entachent que très peu l'expérience globale. Le plaisir de jeu reste entier, et l'envie de découvrir chaque recoin de la ville et chaque secret qu'elle recèle est constamment renouvelée. La version PSP, avec ses radios supplémentaires et ses quelques ajouts, offre une expérience légèrement enrichie, mais le cœur du jeu, son gameplay et son ambiance, est parfaitement retranscrit sur les deux plateformes. C'est un titre qui prouve que l'innovation et la qualité ne sont pas l'apanage des consoles de salon. L'héritage de Grand Theft Auto est bien préservé, voire enrichi, dans cet opus portable qui mérite amplement sa place au panthéon des meilleurs jeux de la génération DS et PSP.

Ce jeu est une véritable leçon pour tous ceux qui envisagent de porter des licences majeures sur des plateformes mobiles. Il est mature, exigeant, mais surtout incroyablement divertissant. Un titre qui s'inscrit déjà dans les annales des jeux sur DS. Voici la note finale :

Évaluation du jeu

  • Graphisme : 16/20
  • Durée de vie : 17/20
  • Plaisir de jeu (Jouabilité) : 15/20
  • Bande son et effets sonores : 14/20
  • Scénario : 16/20

Note globale : 16/20

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