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Test de Tony Hawk’s Downhill Jam

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Test de Tony Hawk’s Downhill Jam

Le monde du skateboard a connu des révolutions, et Tony Hawk’s Downhill Jam sur PSP en est une illustration parfaite. En 2006, cette adaptation de la série culte a bousculé les codes avec une orientation résolument axée sur la vitesse et la descente. Fini les spots immenses où l’on pouvait passer des heures à perfectionner ses figures. Ici, l'adrénaline monte avec des parcours sinueux, des dénivelés vertigineux et une compétition effrénée. Ce changement de cap, à l'image de ce qui se fait dans des titres comme SSX, a divisé les puristes mais a offert une nouvelle fraîcheur à la licence. Le jeu promet un divertissement intense, où chaque virage peut signifier la victoire ou la déroute. Le but : défier les lois de la gravité sur des planches à roulettes, le tout dans des environnements spectaculaires aux quatre coins du globe. La question se pose : ce virage à 180 degrés était-il une bonne idée pour la série Tony Hawk ? C'est ce que ce test va explorer en détail, pour te dire si ce jeu vidéo mérite une place de choix dans ta collection.

Tony Hawk’s Downhill Jam : Quand le Skate Prend la Vitesse pour Levier

L'année 2006 fut clairement une période de mutation pour la franchise Tony Hawk. Fini le temps où l'on cherchait juste à faire le plus de points possible dans des skateparks ouverts. Avec Tony Hawk's Downhill Jam, on bascule dans une autre dimension : celle de la course pure, du dérapage contrôlé et de la recherche de la ligne parfaite pour dévaler des pentes à toute allure. C'est un peu comme si les développeurs avaient pris l'esprit de SSX, ce pionnier des jeux de glisse extrêmes, et l'avaient mélangé à la formule habituelle de Tony Hawk. Le résultat est un jeu vidéo qui mise tout sur la vitesse, l'adrénaline et la sensation de glisse. On ne cherche plus seulement à réaliser des tricks complexes pour un score élevé, mais bien à battre ses adversaires dans des descentes endiablées. Les skateboard deviennent ici des outils de vitesse, propulsés par des pentes abruptes et des impulsions bien placées.

Dès les premières minutes de jeu, le changement de perspective est flagrant. On est propulsé dans des décors variés, allant des rues de San Francisco aux sommets enneigés du Kilimandjaro, en passant par les ruelles étroites de Hong Kong. Chaque niveau est conçu pour maximiser la sensation de vitesse, avec des virages serrés, des tremplins inattendus et des obstacles à éviter. Le gameplay, bien que reprenant des bases familières aux fans de la série, est adapté à cette nouvelle dynamique. Les anciens mouvements sont toujours présents, mais leur utilité est réévaluée dans un contexte de course. Un tricks bien placé ne sert plus seulement à gonfler un score, mais peut aussi te donner un avantage temporaire en termes de vitesse, grâce à un système de boost subtil. Le créateur de personnage fait son grand retour, te permettant de moduler ton skateur à ta guise, de la tête aux pieds, en passant par le choix de ta planche. C'est une petite touche de personnalisation toujours appréciable, même si l'on regrette peut-être un manque de profondeur dans les options de design, comparé à d'autres titres plus axés sur le personnalisation pure.

L'aspect visuel du jeu est une réussite sur PSP. Les environnements sont colorés, détaillés et relativement fluides, offrant un spectacle agréable pour la rétine. Les développeurs ont réussi à retranscrire la sensation de vitesse, malgré les limitations de la console. Les modèles de personnages sont corrects, sans être révolutionnaires, mais l'animation est généralement de bonne facture, surtout lors des phases de tricks et des dérapages. Le mélange entre des cinématiques au style cartoon et une 3D cel-shadée en jeu fonctionne plutôt bien, donnant au titre une identité visuelle distincte. Bien sûr, il ne faut pas s'attendre à des prouesses graphiques qui rivalisent avec les consoles de salon de l'époque, mais pour un jeu PSP, le rendu est solide. Les décors fourmillent de petits détails qui rendent les parcours vivants, et la présence d'éléments interactifs, comme des poubelles à renverser ou des boîtes aux lettres à percuter, ajoute une petite touche de chaos bien bienvenue lors des courses. La direction artistique générale colle parfaitement à l'ambiance nerveuse et fun du jeu.

La bande sonore est un autre point fort de ce jeu vidéo. Les musiques sont résolument rock, avec des morceaux qui donnent une pêche incroyable et accompagnent à merveille les descentes effrénées. Cela ajoute une couche supplémentaire d'immersion et d'adrénaline, rendant chaque course plus intense. Les effets sonores sont également bien réalisés, capturant le bruit des roues sur l'asphalte, les impacts lors des collisions et les sons caractéristiques des tricks. C'est un ensemble cohérent qui participe grandement au plaisir de jeu. La sensation de vitesse est palpable, renforcée par des effets sonores qui accentuent chaque accélération et chaque freinage. Les rugissements du vent, le crissement des roues, tout est là pour te donner l'impression d'être vraiment sur ta planche. Les musiques rock bien choisies donnent un rythme effréné aux parties, et on se surprend à taper du pied en suivant la cadence infernale des courses. C'est un bon mélange qui fonctionne à merveille pour ce titre axé sur l'action.

Au final, Tony Hawk's Downhill Jam propose une approche rafraîchissante de la formule Tony Hawk. En misant sur la vitesse et la course, il parvient à offrir un gameplay nerveux et addictif, tout en conservant l'esprit des jeux de skateboard. Les graphismes sont convaincants pour la PSP, et la bande son épicée met une ambiance d'enfer. Si quelques défauts subsistent, notamment dans la gestion de la caméra, le plaisir de jeu est indéniable. On sent que les développeurs ont voulu innover, et cette nouvelle direction semble porteuse de promesses pour l'avenir de la série.

Les Circuits Vertigineux : Un Voyage aux Quatre Coins du Monde

L'un des aspects les plus séduisants de Tony Hawk's Downhill Jam réside dans la variété de ses parcours et la manière dont ils sont conçus pour maximiser l'adrénaline. On ne retrouve plus les vastes skateparks où l'on pouvait déambuler à loisir pour perfectionner ses figures pendant des heures. Ici, chaque niveau est une descente linéaire, une invitation à se laisser porter par la gravité et à négocier chaque virage avec précision. Imagine-toi dévalant les pentes escarpées de San Francisco, en essayant d'éviter les tramways et les obstacles urbains, ou encore te frayant un chemin à travers les rues bondées de Hong Kong, avec ses marchés animés et ses ruelles étroites. Le jeu t'emmène dans des lieux emblématiques, transformés en pistes de course pour skateboard. Ces décors ne sont pas seulement esthétiques ; ils sont pensés pour le gameplay, offrant des raccourcis, des rampes cachées et des dangers qui peuvent te faire perdre ta position.

La structure des objectifs dans chaque niveau est un élément clé qui maintient l'intérêt. Plutôt que de simples courses, Tony Hawk's Downhill Jam propose une série de défis variés qui exploitent à la fois la vitesse et l'habileté à réaliser des tricks. Bien sûr, l'objectif principal reste souvent d'être le premier à franchir la ligne d'arrivée. Mais à côté de cela, tu seras amené à accumuler un certain nombre de points en effectuant des combos, à démolir un nombre précis d'objets (comme des poubelles ou des boîtes aux lettres), à tenir un grind sur une durée déterminée, ou encore à rester en l'air pendant plusieurs secondes. Cette diversité d'objectifs, bien que parfois répétitive dans le fond, assure des parties rythmées et oblige le joueur à varier son approche. Il ne suffit plus de foncer tête baissée ; il faut aussi savoir quand placer un trick pour marquer des points ou quand privilégier la sécurité pour ne pas chuter.

Cette variété se retrouve aussi dans la difficulté des défis. Si certains sont abordables dès la première tentative, d'autres peuvent se révéler particulièrement ardus, demandant une patience et une persévérance à toute épreuve. C'est là qu'intervient la courbe de progression parfois déséquilibrée dont on parlait. Après avoir survolé plusieurs niveaux, on peut se retrouver bloqué par un défi qui semble presque insurmontable, au point de devenir frustrant. C'est un écueil que beaucoup de jeux de course ou de simulation rencontrent : trouver le juste milieu entre un défi stimulant et une difficulté qui décourage. Cependant, quand les objectifs sont bien dosés, le plaisir est immense. Réussir un trick particulièrement technique en pleine descente, juste au moment où tu en as besoin pour dépasser un adversaire, procure une satisfaction rare. C'est cette combinaison de vitesse pure et d'exécution précise qui fait le sel du gameplay.

La personnalisation de l'avatar ajoute une touche supplémentaire d'attachement à ton personnage et à tes courses. Pouvoir créer ton propre skateur, choisir sa tenue et même dessiner des logos personnalisés via l'écran tactile de la PSP, c'est une petite fonctionnalité qui prend tout son sens. Cela rend chaque victoire un peu plus personnelle, et chaque défaite un peu plus rageante. Cette personnalisation prendra encore plus d'ampleur lors des parties multijoueur. Pouvoir afficher son style unique face à d'autres joueurs ajoute une dimension compétitive plaisante. Même si la recherche d'adversaires en ligne pouvait s'avérer compliquée, l'idée de pouvoir se mesurer à ses amis et de leur montrer qui est le roi de la descente était très motivante. C'est cet ensemble d'éléments, des circuits variés aux défis bien pensés, qui fait de Tony Hawk's Downhill Jam une expérience de jeu vidéo marquante, même avec ses petits défauts.

Le voyage proposé par Tony Hawk's Downhill Jam est une véritable invitation à l'aventure, avec des parcours audacieux qui poussent le joueur dans ses retranchements. L'alternance entre la vitesse pure et la nécessité de réaliser des tricks complexes crée un défi constant et gratifiant. La conception des circuits est une réussite, et la personnalisation ajoute une dimension personnelle appréciable. Le plaisir de maîtriser ces tracés exigeants est une récompense en soi, et c'est là que le jeu brille le plus.

Les Défis de la Descente : Stratégie et Réflexes

Aborder les défis proposés dans Tony Hawk's Downhill Jam demande une approche stratégique autant qu'une bonne dose de réflexes. Il ne suffit pas de foncer tête baissée. Pour exceller dans ce jeu vidéo, il faut comprendre comment chaque objectif s'intègre dans la dynamique générale de la course. Par exemple, dans un défi où il faut accumuler des points de tricks, il devient essentiel de repérer les portions de parcours qui offrent le plus de possibilités de combos. Il s'agit souvent de moments où tu peux enchaîner plusieurs figures sans toucher le sol, ou utiliser des éléments du décor comme des rails pour prolonger tes grinds. Savoir quel trick exécuter et quand le faire devient une véritable science. Un tricks trop complexe au mauvais moment peut te faire perdre de la vitesse, voire chuter, ce qui est catastrophique dans un jeu axé sur la course.

Inversement, dans les défis où la vitesse est le seul maître mot, il faut apprendre à anticiper les obstacles et à choisir les trajectoires les plus rapides. Cela implique de connaître le parcours sur le bout des doigts, d'identifier les moments où tu peux te permettre de prendre des risques pour gagner quelques précieures secondes. Parfois, il s'agit de sauter par-dessus des obstacles au lieu de les contourner, ou de utiliser des ramps improvisées pour gagner de l'altitude et enchaîner sur une descente plus rapide. La gestion du boost est également primordiale. Il se gagne généralement en réalisant des tricks ou en maintenant une vitesse élevée sur une certaine distance. Savoir quand dépenser ce boost pour doubler un adversaire dans la dernière ligne droite ou pour franchir un obstacle particulièrement difficile peut faire toute la différence entre la victoire et la défaite. C'est cette gestion fine des ressources et des opportunités qui rend le gameplay si prenant.

La difficulté parfois inégale des missions peut aussi être vue sous un autre angle : celui de la maîtrise. Lorsque tu te confrontes à un défi qui semble insurmontable, cela t'oblige à pousser ton apprentissage du jeu à son maximum. Tu vas expérimenter de nouvelles techniques, essayer des approches différentes, et finalement, acquérir une maîtrise du skateboard et des circuits qui te sera utile par la suite. C'est un peu le principe des jeux de type simulateur de skate : la récompense vient souvent après un effort soutenu. Et quand tu réussis enfin ce défi qui te résistait, le sentiment de satisfaction est d'autant plus grand. Le jeu te pousse à te dépasser, à devenir meilleur, et cette progression est l'une des clés de son succès.

Enfin, il faut mentionner la dimension stratégique du multijoueur. Face à d'autres joueurs, la donne change complètement. Il ne s'agit plus seulement de battre l'IA, mais de rivaliser avec l'intelligence et les réflexes d'autres humains. Il faut alors être capable d'adapter sa stratégie en temps réel, de lire les actions de ses adversaires et de réagir en conséquence. Parfois, il est plus judicieux de laisser un adversaire prendre la tête pour mieux le surprendre dans le dernier tour. D'autres fois, il faut tout donner dès le départ pour créer un écart. Cette dimension humaine, même si elle était parfois difficile à exploiter sur les serveurs en ligne de l'époque, était ce qui rendait le jeu potentiellement le plus excitant. La planification et l'exécution deviennent alors plus complexes, car il faut aussi tenir compte des actions des autres.

Les défis de Tony Hawk's Downhill Jam, dans leur diversité et leur exigence, forgent le joueur et le poussent à une maîtrise toujours plus grande. La stratégie, les réflexes et une bonne compréhension du gameplay sont les clés pour triompher sur ces pistes infernales, que ce soit en solo ou face à d'autres compétiteurs.

Caractéristique Note Commentaire
Graphismes 16/20 La 3D cel-shadée est parfaitement adaptée pour la lisibilité des décors et l'ambiance générale. Le rendu est dynamique et coloré pour la PSP.
Jouabilité 14/20 La maniabilité traditionnelle de Tony Hawk est bien retranscrite, mais quelques problèmes de caméra peuvent gêner l'exécution de certains tricks durant les moments les plus intenses.
Durée de vie 12/20 Le contenu principal se termine relativement vite, mais les défis plus difficiles et le mode multijoueur peuvent prolonger l'expérience, à condition de trouver des adversaires.
Bande son 15/20 Une bande son rock énergique qui colle parfaitement à l'action, accompagnée de bruitages fidèles à la discipline du skateboard.
Scénario Non significatif Le scénario est inexistant, ce qui est tout à fait logique pour un jeu de ce type. L'important est le gameplay et l'action.

Personnalisation et Multijoueur : L’Âme Compétitive du Jeu

Tony Hawk's Downhill Jam, au-delà de sa proposition de courses effrénées, offre une dimension de personnalisation et une facette multijoueur qui, lorsqu'elles sont bien exploitées, peuvent grandement enrichir l'expérience de jeu. Créer son propre personnage est devenu une tradition dans la série Tony Hawk, et ce volet ne fait pas exception. Sur la PSP, cette personnalisation prend une forme particulièrement intéressante grâce à l'écran tactile. La possibilité de dessiner ses propres logos, des motifs sur sa planche ou sur ses vêtements, ajoute une touche unique et personnelle à ton avatar. C'est un moyen de te démarquer et de laisser ta marque dans l'univers du jeu. Bien sûr, le nombre d'options de personnalisation vestimentaire ou physique n'est pas aussi exhaustif que dans un simulateur de skate dédié à la customisation pure, mais l'ensemble est suffisant pour créer un personnage qui te ressemble.

Cette personnalisation prend tout son sens lorsque tu te lances dans le mode multijoueur. Affronter d'autres joueurs, qu'ils soient sur la même console en écran partagé (si disponible) ou via une connexion sans fil, c'est là que l'esprit compétitif du jeu prend tout son envol. Pouvoir montrer à tes amis ton skateur unique, celui que tu as passé du temps à façonner, ajoute une petite touche de fierté. Les défis deviennent plus intenses, les rivalités se créent, et chaque course est une occasion de prouver ta supériorité. La possibilité de défier jusqu'à trois adversaires en ligne via le Wi-Fi était une promesse d'heures de divertissement. Malheureusement, comme c'était souvent le cas à l'époque sur la PSP, trouver des adversaires disponibles sur les serveurs pouvait s'avérer un défi en soi. Le jeu en ligne, bien que techniquement présent, souffrait souvent d'un manque de joueurs actifs, obligeant parfois à organiser des sessions entre amis.

Quand ces sessions multijoueur fonctionnaient, elles étaient le summum du plaisir dans Tony Hawk's Downhill Jam. Les courses devenaient chaotiques, imprévisibles et incroyablement amusantes. Il fallait alors faire preuve non seulement d'habileté, mais aussi de stratégie pour déjouer tes adversaires. Utiliser les éléments du décor pour te donner un avantage, réussir un trick au bon moment pour gagner de la vitesse et remonter le peloton, ou encore essayer de bloquer un adversaire dans un virage serré, tout cela ajoutait une couche tactique fascinante. Le jeu te poussait à exploiter chaque opportunité, à anticiper les actions des autres, et à réagir rapidement pour rester en tête. C'est ce type d'interaction qui fait la richesse d'un bon jeu vidéo compétitif.

La transition du jeu en solo au jeu en multijoueur met en lumière les forces et les faiblesses du titre. La jouabilité fluide et les circuits bien pensés en solo se transforment en arènes de bataille acharnée en multijoueur. Les quelques problèmes de caméra qui pouvaient gêner en solo deviennent encore plus problématiques lorsqu'il faut suivre plusieurs skateurs en même temps. Cependant, lorsque tout fonctionne, le plaisir de jeu est immense. Les courses deviennent imprévisibles, chaque erreur peut coûter cher, et chaque manœuvre réussie procure une satisfaction immense. L'envie de rejouer pour améliorer son score ou pour battre un ami devient rapidement prenante. C'est dans ces moments que l'on mesure le potentiel de Tony Hawk's Downhill Jam, un titre qui, malgré ses défauts, parvient à offrir des expériences de jeu mémorables.

En somme, la personnalisation et le mode multijoueur de Tony Hawk's Downhill Jam ajoutent une profondeur bienvenue au titre. Ils transforment une expérience de course solo en un défi compétitif, où l'habileté, la stratégie et un soupçon de chance sont nécessaires pour décrocher la victoire.

Le Verdict : Une Nouvelle Direction Audacieuse pour Tony Hawk

L'année 2006 marquait un tournant pour la série Tony Hawk. Avec Tony Hawk's Downhill Jam, les développeurs ont décidé de prendre un virage à 180 degrés, délaissant les traditionnels skateparks pour se lancer dans des courses vertigineuses. Cette orientation, qui rappelle l'esprit de titres comme SSX, a le mérite de dépoussiérer la formule et d'offrir une expérience de jeu vidéo inédite aux fans. Le gameplay se concentre sur la vitesse, la maîtrise des dérapages et l'exploitation des dénivelés, le tout dans des environnements spectaculaires et variés. Des rues de San Francisco aux pentes glacées du Kilimandjaro, chaque niveau est un défi en soi, conçu pour tester les réflexes et la stratégie du joueur.

La jouabilité, bien que fidèle aux bases de la série, s'adapte avec succès à ce nouveau concept. L'exécution des tricks reste intuitive, mais leur utilisation prend une dimension nouvelle, axée sur la prise de vitesse et le gain d'avantage sur les adversaires. La personnalisation de l'avatar, notamment grâce à l'écran tactile de la PSP, permet de créer un skateur unique et d'ajouter une touche personnelle à l'aventure. Le mode multijoueur, bien que parfois limité par la disponibilité des joueurs en ligne, représente l'apogée de l'expérience, transformant chaque course en une bataille acharnée pour la suprématie.

Malgré ses qualités indéniables, Tony Hawk's Downhill Jam n'est pas exempt de défauts. La courbe de difficulté parfois déséquilibrée peut mener à des moments de frustration, où un défi apparemment simple devient un véritable casse-tête. De plus, certains problèmes de caméra, notamment lors des sauts spectaculaires, peuvent gêner l'exécution des figures et la perception de la distance par rapport au sol. Ces quelques écueils, s'ils ne ruinent pas l'expérience, empêchent le jeu d'atteindre la perfection. Il est dommage que des éléments comme la caméra n'aient pas été peaufinés davantage, car ils viennent ternir ce qui aurait pu être une expérience encore plus fluide et agréable.

Cependant, il est essentiel de reconnaître l'audace de cette nouvelle direction. Tony Hawk's Downhill Jam prouve que la série a encore du potentiel et qu'elle peut se réinventer. Le mélange de course et de skateboard fonctionne plutôt bien, et la sensation de vitesse procurée par le jeu est grisante. La bande son rock endiablée ajoute une énergie communicative qui te pousse à enchaîner les parties. Ce jeu vidéo est une bouffée d'air frais pour ceux qui cherchaient une expérience différente dans l'univers Tony Hawk. Il offre un divertissement solide et une alternative intéressante aux jeux de sport plus traditionnels.

En définitive, Tony Hawk's Downhill Jam est un titre qui mérite d'être découvert. C'est un pari réussi pour Activision et Visual Impact, qui ont su proposer une vision nouvelle et excitante de la série. Si tu cherches un jeu de skateboard rapide, fun et avec une pointe de compétition, ne cherche pas plus loin. Ce jeu te fera voyager, te fera vibrer et te donnera envie de dévaler les pentes sans fin. Il s'agit d'une excellente addition pour tout collectionneur de jeux PSP nostalgique de l'ère des consoles portables. Le jeu offre une expérience nerveuse qui saura plaire aux amateurs de sensations fortes, même si quelques ajustements auraient pu le rendre encore plus exceptionnel.

Comparaison avec d’autres Expériences de Glisse

Pour bien situer Tony Hawk's Downhill Jam dans le paysage vidéoludique de l'époque, il est intéressant de le comparer à d'autres titres de glisse, qu'ils soient centrés sur le skateboard, le snowboard, ou le ski. L'exemple le plus évident est la série SSX. Si Tony Hawk's Downhill Jam s'en est inspiré pour son orientation course, il conserve néanmoins une part de son ADN Tony Hawk. Les tricks sont plus ancrés dans la réalité du skate, là où SSX propose des figures souvent plus aériennes et spectaculaires, flirtant avec l'impossible. La gestion du boost dans Downhill Jam est plus subtile, liée à l'exécution des combos, tandis que dans SSX, le boost est souvent une ressource à gérer plus directement, voire une mécanique de jeu centrale. La physique dans SSX peut parfois sembler plus arcade, favorisant l'enchaînement de figures improbables, là où Downhill Jam cherche un équilibre entre réalisme et fun, même si la vitesse prime.

En dehors de cette comparaison directe, on peut également penser à des jeux comme Tony Hawk's American Sk8land, le prédécesseur sur PSP. Ce dernier était beaucoup plus ancré dans le gameplay traditionnel de la série, avec des objectifs de score et des explorations de zones plus ouvertes. Downhill Jam représente donc une rupture nette. L'accent est mis sur la progression linéaire et la vitesse, ce qui peut dérouter ceux qui attendaient une suite directe dans la lignée d'American Sk8land. La comparaison est d'autant plus pertinente qu'ils partagent une base technologique et un moteur graphique similaires, mais l'utilisation qui en est faite est radicalement différente. L'un privilégie l'exploration et la créativité, l'autre la performance et la rapidité. Si tu as apprécié des titres comme Pursuit Force pour son action frénétique sur PSP, tu retrouveras peut-être une partie de cette intensité dans les courses de Downhill Jam, même si le contrôle est bien sûr différent. La nécessité de réagir vite et de prendre des décisions rapides sous pression est un dénominateur commun.

Il serait aussi pertinent de mentionner des jeux comme Driveclub, une référence plus moderne en matière de simulation de course automobile, pour illustrer comment le genre évolue. Bien que n'étant pas du skateboard, les principes de recherche de la trajectoire parfaite, de maîtrise du véhicule et de gestion de la vitesse sont transposables. Downhill Jam, dans sa volonté d'être un simulateur de skate orienté course, partage cet objectif de retranscrire une discipline avec ses contraintes et ses plaisirs spécifiques. Le jeu cherche à te faire ressentir l'adrénaline de la descente, de la même manière que Driveclub cherche à te faire sentir la puissance d'une supercar. Ces comparaisons montrent bien à quel point Tony Hawk's Downhill Jam s'est aventuré sur un terrain moins exploré pour la série, avec des résultats mitigés mais indéniablement intéressants.

Le positionnement de Tony Hawk's Downhill Jam comme un jeu de glisse mêlant course et figures de skateboard le place dans une catégorie à part. Il offre une expérience unique, ni tout à fait un jeu de skate traditionnel, ni tout à fait un jeu de course pur, mais un mélange qui, pour ceux qui y adhèrent, procure un plaisir singulier. C'est une démonstration que l'innovation, même si elle s'éloigne des sentiers battus, peut apporter un souffle nouveau et captiver un public.

Les notes pour Tony Hawk's Downhill Jam :

  • Graphismes : 16/20
  • Durée de vie : 12/20
  • Plaisir de jeu (jouabilité) : 14/20
  • Bande son et effets sonores : 15/20
  • Scénario : Non significatif

Note globale : 16.8/20

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